Dans Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche évoquait en ces termes la condition humaine: “L’homme est une corde tendue entre la bête et le surhumain.”
Qu’est l’homme en effet sinon cet être (riche) de contradiction, capable du meilleur comme du pire, des entreprises les plus édifiantes comme des plus sauvages barbaries, oscillant entre l’animalité qu’il abomine en secret et la divinité qu’il convoite, entre la revendication de sa liberté princière et l’acceptation de sa soumission aux lois qui régissent la nature... Comment cerner cet homme capable de prêcher la paix – l’amour – la bonne nouvelle – la “démocratie” -, le glaive a la main, le regard avide du sang écumant de ses ennemis (des dissemblables), ou en écoutant, conscience tranquille, tomber les bombes ?
Chercher à comprendre l’homme, c’est donc tout d’abord tacitement consentir à la contradiction, au paradoxe, à la contemplation de l’abîme et de l’azur qui en lui se côtoient et se combattent. C’est aussi remarquer le caractère inachevé de la quête de ce qui serait la nature humaine, de son essence, et renoncer à la tentation d’ériger en absolu une interprétation, une conception de l’humain, en reconnaissant le bienfait d’une approche pluraliste et non réductionniste. Au cours de la session, nous serons donc amenés à nous pencher sur près de huit conceptions différentes de l’humain replacées dans leurs contextes socio-historico-culturels d’émergence respectifs, et dont nous examinerons tour à tour la validité, la pertinence, la modernité et les limites. Huit systèmes d’interprétation qui tentent d’apporter, chacun à leur manière, une réponse définitive à la question de savoir ce qu’est l’homme, perspectives qui se complètent et s’enrichissent de leurs contradictions plus qu’elles ne se contrent.
Nous avons choisi pour cette session un fil conducteur paradoxal : celui de l’éclatement, tel un miroir prismatique dans les surfaces duquel se révèlerait ce que l’être humain est, n’est pas, croit être et voudrait ne pas être. C’est en effet au travers d’une approche thématique éclatée que nous aborderons les différents visages de l’être humain, dans ses croyances, ses aspirations, ses
errances. C’est au prix de cette confrontation avec sa propre image que l’homme gagne la liberté (ou, ce qui revient au même, devient un « esprit libre »), laquelle selon Nietzsche dans le Crépuscule des Idoles ne survient qu’à travers la confrontation et le conflit.
Qu’est l’homme en effet sinon cet être (riche) de contradiction, capable du meilleur comme du pire, des entreprises les plus édifiantes comme des plus sauvages barbaries, oscillant entre l’animalité qu’il abomine en secret et la divinité qu’il convoite, entre la revendication de sa liberté princière et l’acceptation de sa soumission aux lois qui régissent la nature... Comment cerner cet homme capable de prêcher la paix – l’amour – la bonne nouvelle – la “démocratie” -, le glaive a la main, le regard avide du sang écumant de ses ennemis (des dissemblables), ou en écoutant, conscience tranquille, tomber les bombes ?
Chercher à comprendre l’homme, c’est donc tout d’abord tacitement consentir à la contradiction, au paradoxe, à la contemplation de l’abîme et de l’azur qui en lui se côtoient et se combattent. C’est aussi remarquer le caractère inachevé de la quête de ce qui serait la nature humaine, de son essence, et renoncer à la tentation d’ériger en absolu une interprétation, une conception de l’humain, en reconnaissant le bienfait d’une approche pluraliste et non réductionniste. Au cours de la session, nous serons donc amenés à nous pencher sur près de huit conceptions différentes de l’humain replacées dans leurs contextes socio-historico-culturels d’émergence respectifs, et dont nous examinerons tour à tour la validité, la pertinence, la modernité et les limites. Huit systèmes d’interprétation qui tentent d’apporter, chacun à leur manière, une réponse définitive à la question de savoir ce qu’est l’homme, perspectives qui se complètent et s’enrichissent de leurs contradictions plus qu’elles ne se contrent.
Nous avons choisi pour cette session un fil conducteur paradoxal : celui de l’éclatement, tel un miroir prismatique dans les surfaces duquel se révèlerait ce que l’être humain est, n’est pas, croit être et voudrait ne pas être. C’est en effet au travers d’une approche thématique éclatée que nous aborderons les différents visages de l’être humain, dans ses croyances, ses aspirations, ses
errances. C’est au prix de cette confrontation avec sa propre image que l’homme gagne la liberté (ou, ce qui revient au même, devient un « esprit libre »), laquelle selon Nietzsche dans le Crépuscule des Idoles ne survient qu’à travers la confrontation et le conflit.
- Enseignant: David Bertet